Quand les Poilus étaient počtes

Quand les Poilus étaient poètes

Evocation poétique et musicale avec le journal et les lettres d’un poilu lyonnais Paul Ducurtyl, des haikus et poèmes de poilus.
Une Création du Théâtre de l’Arc en Ciel avec 5 comédiens et 3 musiciens français, belge, russe, américain.
Comédiens : Sophie-Iris Aguettant, Xavier Coomans, Olivier Fenoy, Gabriel Perez Milchberg, Marie-Aimée du Halgouët ; Musiciens : Colin pip Dixon, violon ; Arnaud Guillebaert, alto  ; Natalia Milstein, piano.

«Comme il fait bon vivre dans notre pays ! C’est sa beauté qui le rend enviable... et voilà pourquoi nous partons !» Extrait d’une lettre

Le regard d’un artiste lyonnais sur la guerre
Paul Ducurtyl est peintre et musicien quand il part à la guerre.  Mort au front en 1915, il nous laisse deux documents totalement surprenants. Ses carnets rendent compte de sa méditation sur l’absurde de la guerre ; ses lettres à sa famille expriment une contemplation de la nature presque rassurante. Avec un regard humain, sensible, ce lyonnais nous fait vivre la guerre de l’intérieur, avec une écriture de plus en plus lucide au fur et à mesure que la guerre  s’enfonce dans l’horreur. Comme lui, des poilus se révélèrent par milliers poètes. On en recense 2000. Ils nous ont laissé des Haikus, des poèmes et des oeuvres magistrales.

«Je ne suis pas ici pour servir d’autre idéal que la liberté de mon pays. Après la guerre, tout sera oublié... Et la leçon de choses aussi, malheureusement...» Extrait d’un carnet

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Présentation
Enlisés dans la boue, dans l'effroi, ils étaient prisonniers d'une gigantesque fêlure. Par centaines de milliers, comme déjà enterrés, ils côtoyaient la mort à chaque instant. Ils n'avaient pas vingt ans, peut-être trente, rarement plus de quarante, mais "pour avoir connu la mort avant la vie", barbus, hirsutes et sales, on les appelait "les poilus".
Ecrivant à leur maman, à leur femme, à leurs proches ou tenant leur journal, ces jeunes hommes par milliers traversant leur torpeur se révélèrent poètes. Pour la plupart demeurés inconnus comme Paul Ducurtyl de bonne famille lyonnaise, ils devaient être acteurs de la grande mutation des mentalités née dans les tranchées et dont Aragon, Blaise Cendrars, Claudel ou encore Eluard furent les grands témoins après qu'Apollinaire en 1917 ait inventé le mot "surréalisme" pour dénoncer la guerre et proclamer que tout homme est un artiste... dans une lettre adressée du front.

« En pleine figure,
La balle mortelle.
On a dit : au cœur – à sa mère. »

René Maublanc

Paul Ducurtyl
D’un père photographe et d’une mère passionnée de peinture et de littérature, Paul Ducurtyl est né le 25 mai 1884. Paul devient, comme son père, photographe et partage le goût de sa mère pour la peinture, notamment pour les aquarelles. Il est également violoniste. La guerre est déclarée le 3 août 1914, Paul est appelé comme réserviste au printemps 1915. Il partira pour le front le 15 avril. Le 20 novembre 1915, ses hommes et lui installent des défenses de fils de fer en avant de la tranchée. Il est mortellement touché à huit heures trente.

Les écrivains de la "Grande guerre"
« Sous l’uniforme des poilus, rien ne distingua les écrivains des combattants, sinon qu’ils ne furent pas seulement les acteurs, mais aussi les premiers témoins de cette tragédie collective. Leurs récits, romancés ou non, n’en ont que plus de valeur. »
François Bousquet – Le spectacle du Monde – Numéro du Centenaire de la Grande Guerre – Janvier 2014

Paul Ducurtyl était l’un de ces artistes, anonymes sous l’uniforme, témoins de cette tragédie qui marqua les sols et les esprits du sang versé.
Ensemble, nous allons assister à la reconstitution du quotidien de ces hommes, et laisser la parole à ceux qui furent les premiers témoins de la « Der des ders ». Lettres, journal intime, poèmes et haïkus seront notre porte d’accès à cette mémoire qu’aucune voix ne peut désormais plus nous transmettre.

Poèmes de Poilus
" Poètes professionnels ou non, pacifistes ou nationalistes, majoritairement résigné et patriotes, ils ont chanté et crié ce qu’ils ont vécu. Apollinaire, Cendrars, Claudel, Duhamel, Sasson, von Unruh, Verhaemer, Vildrac… Par delà les tranchées qui les ont séparés et les portions de territoire sur lesquelles ils se sont opposés, ces poilus fameux unissent leurs voix à celles, tout aussi émouvantes, de combattants anonymes. A n’en pas douter, la poésie est la voie qui permet d’approcher au plus près les émotions et les sentiments de ces hommes."
Anthologie 1914-1918 – Poèmes de Poilus – Anthologie de poèmes français, anglais, allemands, italiens et russes