Tiré du livre de la musicologue et spécialiste de Bach - Esther Meynell - cette chronique intimiste reflète le regard profondément amoureux de celle qui partagea les 30 dernières années de vie du grand compositeur, maître, mari, père, professeur. Ce sont ces échos quotidiens que fait résonner cette chronique : l'exigence et la bonté de Bach à l'égard de ses élèves, ses relations difficiles avec des collègues envieux et des autorités chicanières, sa virtuosité, ses enfants, ses lectures, son amour pour Anna Magdalena...
La profonde connaissance qu'avait Bach des ressources du violon faisait partie de son héritage, car son père et son grand-père avaient été des violonistes renommés. Tout enfant, Sébastien étudia l'instrument avec son père et c'est en qualité de violoniste qu'il avait été nommé à Weimar. Les compositions des sonates et partitas pour violon seul, achevés en 1720, comptent parmi les plus puissantes manifestations de son génie.
C'est par la voix de Marie-Christine Barrault que vous ressentirez tout l'amour et l'admiration que vouait Anna Magdalena à cet homme d'exception.
C'est par le violon de Jean-Philippe Audoli que vous serez touchés par ces oeuvres qui montrent une grande variété de formes, de la danse la plus exubérante à la grave majesté d'un adagio.
Le spectacle :
- Le Devoir de Mémoire
- Inestimables souvenirs d'Anna-Magdalena
- La Rencontre
- Portrait de J-S Bach
- Le Cahier de Musique
- Transmission de ses Connaissances
- La Famille
- Difficultés dans ses activités de Cantor
- " Impression " sur l'œuvre de Bach
- Reconnaissance du Grand Maître
- Les dernières années
Ces textes seront, soit interrompus, soit soutenus par des mouvements extraits des Sonates et Partitas pour violon et du solo de la Passion St Matthieu de Jean-Sébastien BACH :
- Andante de la sonate n° 2
- Tempo di Borca de la 1ère partita
- Gigue de la 3ème partita
- Largo de la 3ème sonate
- Fugue en sol mineur
- Adagio de la 1ère sonate
- Prélude de la 3ème partita
- Andante de la sonate n°2
MARIE-CHRISTINE BARRAULT
Dès 1963, elle assiste au cours Simon et réussit l'entrée au conservatoire d'art dramatique l'année suivante. D'abord tournée vers le théâtre où elle fait ses débuts, notamment sous la direction de Maurice Béjart pour 'La Tentation de saint Antoine', le cinéma la fait connaître au public en 1969 avec 'Ma nuit chez Maud' de Rohmer. Avec Jean-Louis Trintignant, ils forment le célèbre tandem d'amoureux platoniques. Elle enchaîne un autre succès, dans le registre comique avec 'Le Distrait' en 1970, aux côtés d'un Pierre Richard empoté à souhait. Après un retour vers le théâtre pour des pièces plus classiques, elle renoue avec le septième art en 1975 avec 'Cousin cousines', 'Perceval le Gallois' et 'Entre chiens et loups', films phares des années 70. La télé lui offre aussi de beaux rôles, comme 'Marie Curie' en 1989 dont elle sera la parfaite interprète.
JEAN PHILIPPE AUDOLI
A l'âge de 13 ans, Jean Philippe Audoli entre au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris, dans la classe de Christian Ferras. Il obtient brillamment le Premier Prix de Violon dans la classe de Gérard Poulet et 1er Prix de Musique de Chambre avant d'approfondir le répertoire sous les conseils de Myriam Solovieff. Il se partage ensuite entre son activité de concertiste et violon-solo auprès de différents orchestres et se passionne déjà pour le répertoire de sonate. Il donne de nombreux récitals notamment au Théâtre des Champs Elysées et enregistre son premier disque en soliste chez Harmonia Mundi sous la direction de Philippe Herreweghe.
En 1987, désormais Premier Violon au sein du Quatuor Ludwig, il est remarqué par Isaac Stern, qui invitera pour deux années son quatuor en résidence à l'Université de Yale (USA) où il se forme auprès des plus grandes personnalités musicales aux Etats Unis. Dès lors la carrière du Quatuor est internationale, il joue dans plus d'une quarantaine de pays dont très régulièrement aux Etats Unis, en Chine, Canada, Japon et Royaume Uni. Depuis quelques années, Jean-Philippe Audoli a mené parallèlement sa carrière de quartettiste, mais aussi récitals de sonates piano-violon, avec Marie-Josèphe Jude, ou Michael Lévinas.
Sa collaboration avec Marie-Christine BARRAULT date de plusieurs années dans le cadre de spectacles montés avec le QUATUOR LUDWIG. De là, naîtra le désir de créer une soirée autour de Jean-Sébastien BACH, dont les sonates et partitas sont parmi les œuvres pour violon, les plus belles du répertoire. Sa sonorité chaude et sa grande sensibilité sont ici admirablement représentées.
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