Cette pauvre “bête humaine” qui ne peut oublier qu’elle est de race divine : toute la tragédie est là !
Elle n ‘est pas morale la femme de Thésée, elle n‘est pas non plus dépravée, elle est humaine, tout simplement.
Je l’ai vue, face à la mer, un matin d’été des années 1910, ravissante à l’ombre des claustras, prendre le thé avec Hippolyte, divaguer devant ce trop beau jeune officier, et il m‘a semblé retrouver, avec la musique du langage toute la délicatesse et la puissance d’émotion avec laquelle Racine l’a aimée.
Olivier Fenoy
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